Scénario de Janvier 2012
Durée de l'épisode : Du 14 janvier 2012 au 23 janvier 2012
La Tempète du Siècle
C'était le deuxième hiver consécutif que subissait Solius depuis son ouverture. Le premier avait été marqué par l'incident de la fuite d'eau, la tuyauterie n'ayant pas résisté au froid, mais à présent que ce détail et quelques autres possibles failles avaient été réglés, l'administration ne pensait pas que cet hiver ci serait marqué par un nouvel incident.
Noël, puis le nouvel an, passèrent sans incident notable, la direction ne réitérant pas l'expérience de la chasse de Noël suite aux mésaventures des recrues avec un sanglier.
Janvier, néanmoins, ne se présenta pas sous des augures aussi agréables qu'on aurait pu le croire. Peut être que les fréquentes tempêtes qui secouaient l'Europe depuis le début de l'hiver auraient pu le laisser présager, cependant.
Le 12 janvier 2012, une tempête d'une rare violence s’abattit sur la Biélorussie et contraignit les ménages à se calfeutrer chez eux tant la neige s'accumulait. L'Institut Solius ne fit pas exception et fut bientôt enfoui sous une épaisse couche blanche, les recrues ainsi que les adultes contraints de rester à l'intérieur. La situation était à ce point exceptionnelle qu'il devint impératif de faire rentrer les chiens pour leur éviter d'en pâtir – ce qui déplut à certains et en amusa d'autres.
En dépit de ce sentiment difus d'être complètement isolés du monde, l'Institut tournait toujours normalement. Les cours de sport ou de tir - à visée laser ou bien à balles réelles, selon les cursus et le statut des recrues - se faisaient dans le gymnase ou la salle de tir, les autres cours ayant lieu sans réel obstacle. Au final, purent songer certains, cela n'était qu'un désagrément passager ne prêtant guère à conséquences, ils avaient des réserves destinées à ce genre de cas, et mis à part le manque de produits frais en cuisine, ils s'en sortaient honorablement.
Et puis soudain, le 14 janvier 2012 en début d'après midi, alors que la tempête à l'extérieur semblait avoir décidé de prendre des allures de fin du monde en soufflant et en hurlant contre les vitres, l'éclairage du bâtiment s'interrompit soudain. Et avec elles le reste de l'institut – Serveurs exceptés car alimentés via un circuit moins soumis aux intempéries – se figea complètement.
Moins de trente secondes plus tard, le temps de réaliser ce qui se passait et potentiellement de paniquer pour les plus émotifs, les générateurs en sous-sol prirent le relais et les lumières se rallumèrent, en consommation minimale cependant. Outre la semi pénombre tout juste suffisante pour pouvoir se repérer dans le bâtiment, il devint évident pour la plupart des habitants de l'institut qu'une bonne partiel des systèmes électriques avait été désactivée, seuls les postes les plus cruciaux étant alimentés. Plus d'informatique, chauffage réduit au strict minimum, cuisines limitées aux antiques installation tournant au gaz. Les recrues purent constater qu'une partie caméras de sécurité visibles avaient toutes perdu leur mobilité. Restait à savoir si c'était aussi le cas des caméras et micros dissimulés un peu partout dans l'établissement.
L'administration réagit rapidement via une série d'ordres transmis par et à la sécurité et le personnel logistique. L'ordre du jour était à présent à s'organiser pour passer les prochains jours dans des conditions qui n'avaient presque plus rien à envier de l'hiver précédent...
Informations hors-jeu
Les recrues ne seront pas informées de ce qui fonctionne et ne fonctionne pas au niveau des systèmes de sécurité en particulier, pas plus que le personnel autre que la sécurité et l'administration. Les portes sont toutes fonctionnelles (et verrouillées par défaut) dans la mesure où elles ne nécessitent qu'une impulsion électrique pour se déverrouiller (si on a le bon badge évidemment).
Au niveau informatique, chaque service de l'Institut possède un poste en état de marche. Les lignes téléphoniques internes (fixes) sont toujours actives, mais seule la direction possède une ligne externe fonctionnelle.
Concernant l'éclairage, il s'agit d'un éclairage minimal, à savoir tout juste suffisant pour y voir, mais difficilement pour lire par exemple. Les recrues ont des lampes de poche individuelles pour pouvoir faire leurs devoirs donc pas d'excuses de ce côté là. Si les couloirs et les pièces principales restent éclairées, il y a cependant des zones qui ne le sont plus (les toilettes 'publiques', la salle de réception au rez-de-chaussée, l’auditorium et la salle informatique au premier, le spa et le jardin d'hiver au second). D'autres zones, comme les salles de classe ou les bureaux administratifs, peuvent disposer d'un éclairage supplémentaire si besoin.
Enfin, le chauffage a été réduit au strict minimum, et au vu de la superficie des dortoirs, il a été décidé qu'ils ne seraient pas chauffés. En d'autres termes :
Les recrues dormiront dans les appartements du personnel pendant toute la durée des évènements.
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